Table-ronde n°1
"Les classes moyennes,
moteurs d'une France grande"
Les classes moyennes ne veulent pas d'une France moyenne !
Poumons de la France, les classes moyennes forment l'assise de la République et sont porteuses de ses idéaux.
Elles forment le noyau de notre société ; elles ont créé la République, forgé le tissu commercial et industriel, imaginé l'équilibre institutionnel, suscité la couverture sociale.
Elles ont été de tous les combats de la France d'aujourd'hui et dessinent l'image, l'identité de notre Pays. L'État ne les a pas oubliés, mais ne les a pas suffisamment écoutés !
Et pourtant, les classes moyennes sont au coeur des débats contemporains et demeurent une extraordinaire chance pour la France, pour la faire avancer, pour la mettre en marche, et pour accélérer sa transformation.
Notre Pays possède des atouts stratégiques majeurs, demeure une puissance mondiale incontestée, tant par sa voix politique que par les choix économiques, industriels et commerciaux qu'il a su mettre en place au cours des dernières années.
Dans ce monde en mutation permanente, devant l'émergence de nouvelles puissances économiques, la place de la France en Europe et dans le Monde doit être consolidée.
Cela se prépare : formation supérieure, recherche et développement, pôles de compétitivités, ... et passe aussi par le fait de donner de l'espoir à nos jeunes, par le développement de modèles de réussite individuelle.
Atouts stratégiques, Formation et Recherche, innovation et compétitivité, Réussite économique, Présence dans le Monde... La place des classes moyennes, qui se sentent souvent dévalorisées dans le monde développé, est au coeur des enjeux d'aujourd'hui.
Développer le dynamisme, l'envie de faire, de créer, de cette catégorie, sera nécessairement une source nouvelle de croissance.
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Commentaires
meds online
Il faut donc libérer l'énergie de ces classes moyennes. J'insisterai ici sur la place des jeunes. Au niveau fiscal, il convient de rendre les APL et allocations familiales plus justes, i.e. en fonction des revenus afin de dégager des marges pouvant être réinvesties dans l'éducation. La poursuite de la réforme de l'université qui permet à ces jeunes de se projeter dans la mondialisation. Une augmentation des bourse d'études en parallèle d'une augmentation des frais d'inscription devenant proportionnel aux revenus. L'exonération d'impôts des étudiants travaillant car ceux ci ont une double peine; pas de bourse car trop riches mais la nécessité d'avoir un travail d'appoint car trop pauvres. La prise en compte des trimestres de stage dans la cotisation pour la retraite. L'amélioration de l'orientation et la création d'une agence pour la jeunesse. Tant reste à dire...
En cela la démondialisation est une bêtise démagogique car ce n'est pas le gouvernement français qui pourra, seul, changer la dynamique et le système international. Ainsi, sans "subir", il convient de s'adapter.
Les économies développées traversent une crise sans précédent alors que les émergents ne ressentent que de faibles vibrations. Le basculement du monde décrit par Braudel s'opère bien plus vite que prévu. Le monde unipolaire est en train de prendre fin; l'Occident qui a dominé les cinq derniers siècles fait face à une compétition accrue de ses anciens terrains de jeu.
La structure et le fonctionnement de nos sociétés sont hérités d'une époque révolue où l'Occident dominait. Elles doivent évoluer.
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